Les restaurant scolaires du Haut de Mons

Depuis des décades ce que l'on appelait la cantine, vit au gré des modifications des modes de vie et s'adapte en permanence aux appétits !

Les restaurants scolaires du Haut de Mons ont connu ainsi des soubresauts et vont en connaître encore.

Article paru dans La Voix du Nord, le samedi 24 juin 2016.

En préambule, le maire a rappelé «  cette curiosité statistique ». Alors que le nombre de Monsois a baissé de près de 4 % ces dix dernières années, que les effectifs scolaires ont chuté de 1, 4 %, le nombre de demi-pensionnaires du premier degré a augmenté de 10 % sur la même période. Et dans le Haut de Mons, l’évolution est encore plus nette : en 10 ans, ce nombre a augmenté d’un tiers !


Résultat : les enfants de Sévigné et Saint-Honoré-Notre-Dame de la Treille se sont vite retrouvés à l’étroit au sein du restaurant Léo-Lagrange. Provisoirement, les petits de Saint-Honoré ont mangé aux Mille-Roses ; puis, à partir de 2013, à l’ancienne mairie. Dans le même temps, la municipalité a cherché du foncier. 
Elle a mis trois ans pour aboutir. Finalement, un nouveau bâtiment sera construit derrière l’église Saint-Pierre, rue Florimond-Delemer, sur le parking où se garent les enseignants du groupe scolaire privé. Son coût, hors foncier : 1 M €. Il aura une capacité d’accueil de 90 élèves sur deux services. Il accueillera les enfants de maternel et du CPC-CE1 du groupe privé. Les plus grands continueront donc de manger avec les écoliers de Sévigné, mais dans des conditions plus agréables.
Parallèlement, la municipalité, propriétaire des locaux de l’école privée – une singularité monsoise - en profitera pour reconfigurer l’accès à l’établissement, en créant une nouvelle entrée pour l’élémentaire. Le bâtiment comptera aussi une salle polyvalente de 60 m2, pour les activités d’arts plastiques et la bibliothèque, qui, hors temps scolaire, sera mise à disposition de la Ville, notamment pour les centres de loisirs.
Le projet a été présenté au corps enseignant, puis aux riverains, le 16 juin, lesquels ont un peu tiqué, le manque de stationnement étant déjà patent dans le quartier. Un argument repris par Jérôme Garcia, pour le groupe d’opposition UPM. Il n’en a pas moins voté la délibération permettant à la Ville d’acheter une parcelle de 10 m2 à l’Association diocésaine, ce qui lui permet de disposer de l’emprise foncière nécessaire.